MONIQUE BERNARD

Monique Bernard vit actuellement en Allemagne dans la région d’Erlangen.

Originaire d’Occitanie, elle a fait des études de lettres allemandes et françaises dans diverses universités de France et d’Allemagne. Titulaire d’un doctorat

ès-Lettres en littérature comparée, elle a consacré sa thèse à Charles de Villers, soutenue en 1976 à l’Université Paul Valéry Montpellier III, lisible en ligne : http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00981985. Après de nombreuses années d’enseignement du français langue étrangère dans des universités allemandes, en particulier à Göttingen, elle s’est de nouveau penchée sur cet auteur, a publié de nombreux articles, et a écrit une biographie sous le titre : Charles de Villers. De Boulay à Göttingen. Itinéraire d’un médiateur franco-allemand, parue en 2016 aux Editions des Paraiges à Metz et couronnée en 2017 par le prix de littérature de l’Académie nationale de Metz (deuxième édition 2018).

Ayant retrouvé le goût de l’écriture, qui l’accompagne depuis sa jeunesse, et le loisir de s’y consacrer, elle a enchaîné avec un deuxième ouvrage biographique consacré à son neveu :  L’inconnu de Vienne. Une enquête littéraire sur les traces d’Alexander von Villers , paru également aux Editions des Paraiges en 2018. En mai 2020 est paru  un livre de correspondances inédites, publié en collaboration avec Nicolas Brucker, aux éditions Champion, sous le titre Charles de Villers. Correspondance 1797-1815. La médiation faite œuvre .

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ELLE S’APPELAIT ELSA, Éditions Paraiges, Novembre 2019

Au début du XXe siècle, un jeune Français de bon lignage, voyageant en Allemagne, tombe amoureux de la fille d’un aubergiste. Ils décident d’unir leurs destinées, mais ce ne sera pas facile. La famille française s’oppose au mariage du fils aîné avec la Boche. Mais les amoureux ne cèdent pas aux exigences parentales. Eugène amène son Elsa à Montpellier où elle se fera peu à peu une place. Le couple aura huit enfants dont six survivront au-delà de leur deuxième année. Les épreuves ne feront que consolider leur amour. Un siècle plus tard, ils comptaient déjà plus de quatre cents descendants. Parmi eux, des cousins qui me parlèrent de leur grand-mère, de sa difficile installation en France, entre deux guerres franco-allemandes, de ses souffrances jusqu’à ce qu’elle réussisse à se faire accepter dans ce milieu si différent de celui où elle avait grandi. Ils m’apportèrent des documents sur elle et une chronique familiale rédigée par son fils, à partir de leurs archives et de ce qu’il avait pu reconstituer de cette histoire peu connue, sur laquelle planait encore l’ombre du secret et du mystère. Et c’est alors que je commençai à m’intéresser à sa vie, en même temps que je découvrais son nom.