Carte blanche aux Présidents du Festival 

La parole à

Mélanie CHAPPUIS 

«Je ne sais plus vraiment comment cette aventure a commencé. Un blog élogieux sur mon dernier roman, puis un second, puis la rencontre des blogueuses en question, lors d’une dédicace. Des visages qui marquent, parce que souriants, bienveillants, enthousiastes. Des invitations qui se succèdent, à un cercle de lecture puis à un autre. Et soudain cette idée un peu folle, comme toutes les belles idées : Si on créait un salon du livre, dans ce cadre merveilleux de la ferme saint Maurice ? Mais oui, oui ! Et si tu en devenais la présidente avec Pierre Assouline. Triple oui, toujours enthousiaste, tendance traqueur. Elles se sont mises à la tâche, à une vitesse dont on a peu l’habitude dans ce pays. À chacun de nos rendez-vous, elles arrivaient avec de nouveaux soutiens, sponsors, auteurs et idées. Nous en élaborions d’autres, d’idées, ou précisions celles qui avaient été ébauchées : la création du prix LAC, des conférences, des performances, des lectures à même les tables de dédicaces, deux minutes par livre, un auteur après l’autre, domino de mots. Il devait avoir lieu demain, ce festival, sans laisser au trac le temps de monter. Et tout s’est arrêté. Mais pas elles. Sorcières bien aimées qui d’un coup de baguette magique immobilisent les autres pour que tout soit parfait à leur réveil.

Aujourd’hui on émerge tout doucement, et elles ont retrouvé leur vitesse de croisière, retenu une nouvelle date, de nouveaux rendez-vous pour nous mener à bon port. Cap sur les 29 et 30 mai 2021, ensemble et démasqué.»

La parole à

Pierre ASSOULINE

«Iy a comme ça des événements qui s’entêtent à exister contre vents, marées et virus. Lorsqu’ils s’imposent enfin, on les dirait sauvés des eaux, celles du Léman en l’espèce. 

C’est le cas de cette toute première édition, la première d’une série que l’on souhaite longue et féconde, du Festival du Làc, une idée folle et donc prometteuse surgie dans l’esprit de quelques lectrices passionnées du côté de Collonge-Bellerive. 

Rien moins que transformer leur passion en projet et lui donner corps en réunissant des écrivains et leurs lecteurs dans le parc de la Ferme de Saint-Maurice, pour que les uns et les autres s'ouvrent et se livrent le temps d'une rencontre. »