LÉONOR DE RÉCONDO

Léonor de Récondo est violoniste et romancière. Lauréate du concours international de musique baroque Van Wassenaer en 2004, elle a joué comme soliste sous la direction de chefs d’orchestre prestigieux et a enregistré une quinzaine de disques. Depuis 2012, elle publie des romans :

La Grâce du cyprès blanc (Éditions Le temps qu’il fait, 2010) ; Rêves oubliés (Sabine Wespieser, 2012), l’exil familial au moment de la guerre d’Espagne ; Pietra viva (Sabine Wespieser, 2013), plongée dans la vie et l'oeuvre de Michel Ange. Toujours aux Éditions Sabine Wespieser, ont paru Amours (2015), Prix des Libraires et Prix RTL/Lire, Point cardinal (2017), Prix du Roman des étudiants France Culture/Télérama et Manifesto (2019).

En janvier 2020, est paru La Leçon de ténèbres aux Éditions Stock (coll. «Ma nuit au musée»).

Photo © Astrid di Crollalanza

la%20lecon%20des%20tenebres_edited.jpg

LA LEÇON DE TÉNÈBRES, Stock, Janvier 2020

Leçon de Ténèbres : « Genre musical français du XVIIème qui accompagne les offices des ténèbres pour voix et basse continue. Se jouait donc la nuit à l'Église, les jeudi, vendredi et samedi saints. »
Le Musée Greco à Tolède n’est certes pas une Église, et Léonor de Recondo, quoique violoniste, n’y va pas pour jouer, dans cette nuit affolante de chaleur, de désir rentré, de beauté fulgurante, mais pour rencontrer, enfin, le peintre qu’elle admire, Domenikos Theotokopoulos, dit Le Greco, l’un des artistes les plus originaux du XVIe siècle, le fondateur de l’école Espagnole.
Oui, Léonor doit le rencontrer et passer une nuit entière avec lui, dans ce musée surchauffé et ombreux, qui fut sa maison. Le Greco doit quitter sa Candie, natale, en Crète et traverser Venise, Rome et Madrid, où il fut de ces peintres-errants, au service de l’Église et des puissants du temps. Mais Le Greco est mort en 1614 à Tolède. Viendra-t-il au rendez-vous ?