JEAN-LUC COATALEM

Jean-Luc Coatalem, écrivain et rédacteur en chef adjoint à Géo, a publié notamment Je suis dans les mers du Sud (Grasset, 2001, prix des Deux-Magots), Le Gouverneur d’Antipodia (Le Dilettante, 2012, prix Nimier), Nouilles froides à Pyongyang (Grasset, 2013), et, chez Stock, Fortune de mer (2015) et Mes pas vont ailleurs (2017, prix Femina Essai). Passionné d’art et de graphisme, il a participé en parallèle à des ouvrages ou à des catalogues autour du sculpteur Denis Monfleur aux éditions de la Table ronde, du peintre François Dilasser aux éditions La Navire, mais aussi a développé une collaboration avec son complice Loustal. Ils co-signent diverses contributions et trois albums (traduits en quatre langues) chez Reporter et chez Casterman.

Son dernier ouvrage, La part du fils, (Stock, 2019) a été dans les listes de l’Académie française, finaliste au Renaudot et au Goncourt. Il a reçu le Grand Prix Jean-Giono. Il a été sélectionné pour le Prix du LÀC.

Photo © Julien Falsimagne

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LA PART DU FILS, Stock, Août 2019

Longtemps, je ne sus quasiment rien de Paol hormis ces quelques bribes arrachées.
« Sous le régime de Vichy, une lettre de dénonciation aura suffi. Début septembre 1943, Paol, un ex-officier colonial, est arrêté par la Gestapo dans un village du Finistère. Motif : “inconnu”. Il sera conduit à la prison de Brest, incarcéré avec les “terroristes”, interrogé. Puis ce sera l’engrenage des camps nazis, en France et en Allemagne. Rien ne pourra l’en faire revenir. Un silence pèsera longtemps sur la famille. Dans ce pays de vents et de landes, on ne parle pas du malheur. Des années après, j’irai, moi, à la recherche de cet homme qui fut mon grand-père. Comme à sa rencontre. Et ce que je ne trouverai pas, de la bouche des derniers témoins ou dans les registres des archives, je l’inventerai. Pour qu’il revive. » J.-L.C.
Le grand livre que Jean-Luc Coatalem portait en lui.