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DUCIMETIERE Nicolas

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Nicolas Ducimetière (°1979) est vice-directeur de la Fondation Martin Bodmer depuis 2012. Précédemment conservateur au musée Barbier-Mueller, il a présenté cette prestigieuse bibliothèque de poésie de la Renaissance lors de l’exposition «Mignonne, allons voir... » (Fondation Bodmer, puis Château de Chantilly), accompagnée d’un ouvrage du même nom (2007). Historien du livre et des bibliothèques, auteur ou éditeur d’études et d’articles sur la poésie Renaissance ou la bibliophilie (dont «Poètes, princes & collectionneurs» [2011]), il a assumé plusieurs commissariats d’exposition, dont «Alexandrie la Divine» (2014), «L’Histoire à la une» (2014), «Frankenstein, créé des ténèbres» (2016), «Les Routes de la traduction – Babel à Genève» (2017), «Géants et nains» (2019) et «Guerre et Paix» (2019). Vice-président du conseil de la Fondation Barbier-Mueller pour l’étude de la poésie italienne de la Renaissance (Université de Genève) depuis 2006, membre de la Commission suisse pour l’UNESCO (Département fédéral des Affaires étrangères) depuis 2016, président de la Société littéraire de Genève depuis 2021, il a été reçu chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres en 2010. 
La  Fondation Martin Bodmer abrite la prestigieuse Bibliotheca Bodmeriana, inscrite au registre «Mémoire du monde» de l'UNESCO. 
Nicolas Ducimetière nous fera l'honneur de participer au cycle de conférence de la deuxième édition du Festival du LÀC : «Liberté et censure éditoriale».

©Naomi Wenger

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GÉANTS & NAINS – LIVRES DE L'EXTRÊME À LA FONDATION MARTIN BODMER, avec une préface du Prof. Jacques Berchtold, Genève, Editions Notari / Cologny, Fondation Martin Bodmer, 2021.

En ces temps de livres de poche standardisés ou de « kindles », on oublierait presque que la matérialité du livre a produit des extrêmes saisissants. Pour une nouvelle exposition thématique, la Fondation Martin Bodmer a extrait de ses réserves des ouvrages rarement montrés, car leur taille, soit beaucoup trop grande, soit bien trop petite, les rend peu propice à une exposition classique. Le plus petit livre (une version polyglotte du « Notre-Père ») mesure 4,5 mm pour environ 2 grammes, tandis que les Pitture a fresco del Campo Santo da Pisa (Florence, 1812) font presque un mètre de haut et pèsent 30 kilos. Religion, littérature, voyages, sciences, politique et art sont abordés dans ces formats étonnants appelés in-plano, in-folio, « minuscule », « nain » ou « microbe », répondant à des besoins très divers : rendre compte des merveilles de la nature, déployer une architecture réelle ou imaginaire, rendre hommage à un auteur ou à un roi, agrémenter l’inconfort d’un voyage en diligence, dissimuler un texte grivois ou révolutionnaire. A votre tour, comme un Gulliver de la bibliophilie, venez rencontrer ces géants et nains parmi les livres !

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