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CORINNE CHAPONNIERE

Suisse et canadienne, Corinne Chaponnière est docteur en lettres et licenciée en sciences politiques de l'université de Genève. Elle a débuté comme chroniqueuse judiciaire pour la presse écrite avant de poursuivre une carrière de journaliste à la télévision. À côté de plusieurs centaines d'articles et de reportages, elle a publié Le mystère féminin, Vingt siècles de déni de sens (Olivier Orban, 1989), La Mixité (avec Martine Chaponnière, In Folio, 2005), Les quatre coups de la nuit de cristal (Albin Michel, 2015), Henry Dunant, La croix d'un homme (Perrin, 2010, Labor et Fides 2018). En 2021, elle publie Seule une valse, les souffrances du jeune Amiel aux éditions Slatkine.

Corinne Chaponnière participera au cycle de conférences sur la mémoire :

Samedi 2 octobre 11h15 -12h00

HENRI DUNANT-LE SOUVENIR COMME ARME DE COMBAT

 
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SEULE UNE VALSE, les souffrances du jeune Amiel Slatkine, 2021

Né en 1821, Henri-Frédéric Amiel doit sa célébrité à la durée de son célibat autant qu’à la longueur de son journal intime. Resté dans la mémoire genevoise comme un irréductible vieux garçon, Amiel a pourtant connu les tourments amoureux de n’importe quel jeune homme en quête d’une âme sœur. Portant un regard à la fois contemporain et complice sur ses jeunes années, Corinne Chaponnière raconte d’une plume alerte les premières amours d’Amiel, lorsqu’il croyait encore avoir tout son temps. A travers les tribulations sentimentales du jeune Frédéric, c’est la Genève du XIXe siècle qui se dessine en pointillés. Une ville alors en pleine mutation mais qui affleure encore, en bien des aspects, dans la Genève d’aujourd’hui.

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HENRY DUNANT - LA CROIX D’UN HOMME, Labor et Fides, Novembre 2018

Connu dans le monde entier comme le pionnier de l’action humanitaire, Henry Dunant (1828 – 1910) a pourtant consacré à peine cinq ans à la Croix-Rouge, entre la formulation de son idée dans Un souvenir de Solférino et son exclusion du Comité international en 1867. Le reste de sa vie ressemble à un vrai roman balzacien : homme d’affaires ambitieux, coqueluche des cours européennes, le promoteur de la Convention de Genève fait une faillite retentissante qui le plonge du jour au lendemain dans la misère et le ressentiment.

Terré à Paris pendant la Commune, tenaillé par la faim en Angleterre, parcourant l’Europe au service d’une dame fortunée avant de se reclure en Suisse orientale, le fugitif de Genève s’acharnera, pendant trente ans, à regagner la paternité de son œuvre. Jusqu’à la conquête méthodiquement orchestrée du premier Prix Nobel de la paix, obtenu en 1901 comme une ultime revanche.

Dans une nouvelle édition révisée et enrichie d’une iconographie, la biographie de Corinne Chaponnière restitue avec verve la vie rocambolesque d’Henry Dunant.