VISCHER Mathilde

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Mathilde Vischer est traductrice littéraire et professeure à la Faculté de traduction et d’interprétation de l’Université de Genève. Elle a notamment publié des traductions de Felix Philipp Ingold (De nature, Empreintes, Lausanne, 2001), Fabio Pusterla (Une voix pour le noir, d'en bas, Lausanne, 2001 ; Les choses sans histoire, Empreintes, Lausanne, 2002 ; Histoires du tatou, Zoé, Genève, 2010 ; Pierre après pierre, MétisPresses, Genève, 2017), Alberto Nessi (Algues noires, traduit en collaboration avec J.-B. Para, Meet, St-Nazaire, 2002), de Pierre Lepori (De Rage, edizioni sottoscala, Bellinzone, 2009 ; Quel que soit le nom, d’en bas, Lausanne, 2010), de Massimo Gezzi (In altre forme, En d’autres formes, In andere Formen, Transeuropa, Massa, 2011), d’Elena Jurissevich (Ce qui reste du ciel, Samizdat, Genève, 2012) et de Leopoldo Lonati (Les mots que je sais, traduit avec Pierre Lepori, d’en bas, Lausanne, 2014). Elle a publié des articles portant sur la poésie et la traduction et les essais Philippe Jaccottet traducteur et poète, une esthétique de l’effacement (Cahiers du CTL n° 43, Lausanne, 2003) et La traduction, du style vers la poétique : Philippe Jaccottet et Fabio Pusterla en dialogue (Kimé, Paris, 2009). Elle est auteure de deux livres de poèmes : Lisières, paru chez p.i.sage intérieur en 2014 (Prix du poème en Prose Louis Guillaume 2015 ; Prix Terra Nova 2015) et Comme une étoile tombe dans la nuit, paru chez Samizdat en 2019. Elle a également publié des textes poétiques dans les revues de poésie N47, Arpa, Décharge, La Cinquième Saison, dans Le Courrier et sur les sites Recours au poème et Terre à ciel. Lisières est en cours de traduction en italien par Pierre Lepori (Sottoscala, Bellinzona, 2023) et Comme une étoile tombe dans la nuit par Luciana Cisbani et Natalia Proserpi (Valigie Rosse, 2023).

©Manolis Mourtzakis

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COMME UNE ETOILE TOMBE DANS LA NUIT , Ed. Samizdat, 2019
Dans « Comme une étoile tombe dans la nuit », Mathilde Vischer met en mots la vie d’un enfant dans un pays en guerre et, dans un récit parallèle à la première personne, celle d’une femme dont la vie bascule. Par une succession de poèmes en prose, le livre se construit en faisant alterner la voix puissante de Myriam et l’histoire de Jeiran, qui accompagne sa mère sage-femme à travers la ville en ruines. Une fois l’enfant devenu adulte, il quitte son pays et croise alors le destin de Myriam.

« Mon corps est léger, comme fait d'os qui ne pèsent rien, os de paille ou de pétales, mais il doit y avoir quelque chose à l'intérieur, il faut des os en acier, plus solides qu'une tour de béton armé, plus larges que le mur du jardin que je dérobe, mais souples comme les fils d'une toile d'araignée. Et je suis cette tour qui te garde, enceinte dépositaire de ta vie, je suis responsable de ton souffle, de ta force commencée ».