Rencontres et Conférences

Le Festival du LÀC offrira aux visiteurs un programme de rencontres variées et stimulantes avec des écrivains, des acteurs culturels et des scientifiques. 

Pour sa première édition, le thème fédérateur est la Mémoire. Cette thématique est le fil conducteur des animations, des tables rondes, des rencontres avec les écrivains, des lectures musicales. Dans le cadre d’un cycle de conférences, des intervenants passionnants aborderont cette thématique sous des angles différents (littéraire, historique, scientifique…)

Sont invités des écrivains, des historiens et des chercheurs. Le Festival est honoré de la présence de prestigieuses fondations et institutions telles que la Fondation Martin Bodmer, la Fondation Brocherl'Association Suisse pour la Recherche sur l'Alzheimer et le Centre de la Mémoire des HUG.

Salle de lecture

Liste des conférenciers

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MONIQUE BERNARD

Monique Bernard vit actuellement en Allemagne dans la région d’Erlangen.

Originaire d’Occitanie, elle a fait des études de lettres allemandes et françaises dans diverses universités de France et d’Allemagne. Titulaire d’un doctorat ès-Lettres en littérature comparée, elle a consacré sa thèse à Charles de Villers, soutenue en 1976 à l’Université Paul Valéry Montpellier III, lisible en ligne : http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00981985. Après de nombreuses années d’enseignement du français langue étrangère dans des universités allemandes, en particulier à Göttingen, elle s’est de nouveau penchée sur cet auteur, a publié de nombreux articles, et a écrit une biographie sous le titre : Charles de Villers. De Boulay à Göttingen. Itinéraire d’un médiateur franco-allemand, parue en 2016 aux Editions des Paraiges à Metz et couronnée en 2017 par le prix de littérature de l’Académie nationale de Metz (deuxième édition 2018).

Ayant retrouvé le goût de l’écriture, qui l’accompagne depuis sa jeunesse, et le loisir de s’y consacrer, elle a enchaîné avec un deuxième ouvrage biographique consacré à son neveu :  L’inconnu de Vienne. Une enquête littéraire sur les traces d’Alexander von Villers , paru également aux Editions des Paraiges en 2018. En mai 2020 est paru  un livre de correspondances inédites, publié en collaboration avec Nicolas Brucker, aux éditions Champion, sous le titre Charles de Villers. Correspondance 1797-1815. La médiation faite œuvre . Monique Bernard évoquera une rencontre mémorable entre l'écrivain et philosophe germanophile et deux figures majeures du Groupe de Coppet : Germaine de Staël et Benjamin Constant.

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ELLE S’APPELAIT ELSA, Éditions Paraiges, Novembre 2019

Au début du XXe siècle, un jeune Français de bon lignage, voyageant en Allemagne, tombe amoureux de la fille d’un aubergiste. Ils décident d’unir leurs destinées, mais ce ne sera pas facile. La famille française s’oppose au mariage du fils aîné avec la Boche. Mais les amoureux ne cèdent pas aux exigences parentales. Eugène amène son Elsa à Montpellier où elle se fera peu à peu une place. Le couple aura huit enfants dont six survivront au-delà de leur deuxième année. Les épreuves ne feront que consolider leur amour. Un siècle plus tard, ils comptaient déjà plus de quatre cents descendants. Parmi eux, des cousins qui me parlèrent de leur grand-mère, de sa difficile installation en France, entre deux guerres franco-allemandes, de ses souffrances jusqu’à ce qu’elle réussisse à se faire accepter dans ce milieu si différent de celui où elle avait grandi. Ils m’apportèrent des documents sur elle et une chronique familiale rédigée par son fils, à partir de leurs archives et de ce qu’il avait pu reconstituer de cette histoire peu connue, sur laquelle planait encore l’ombre du secret et du mystère. Et c’est alors que je commençai à m’intéresser à sa vie, en même temps que je découvrais son nom.

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BERNARD BAERTSCHI

Bernard Baertschi a enseigné la philosophie morale et la bioéthique à la Faculté de médecine et au Département de philosophie de l’Université de Genève jusqu’en 2014. En Suisse, il a été membre de la Commission fédérale d’éthique pour le génie génétique non humain (CENH) et, en France, il fait partie du Comité d’éthique de l'Inserm. Il travaille actuellement sur les questions éthiques posées par les biotechnologies et les neurosciences, domaines dans lesquels il a notamment publié les ouvrages suivants: La neuroéthique (La Découverte, 2009), La vie artificielle (CENH, 2009), L'éthique à l'écoute des neurosciences (Les Belles-Lettres, 2013) et De l’humain augmenté au posthumain (Paris, Vrin, 2019).

Membre du comité scientifique de la Fondation Brocher, partenaire du Festival du LÀC, il participera au cycle de conférence sur la Mémoire. Un dialogue en visio-conférence avec un autre membre éminent du comité scientifique de la Fondation Brocher, le Dr. Hervé Chneiweiss, Directeur du Laboratoire Neuroscience Paris Seine à l'Institut de Biologie Paris Seine ( Sorbonne Université) autour de la thématique «Mémoire et littérature».

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DE L'HUMAIN AUGMENTÉ AU POSTHUMAIN, UNE APPROCHE BIOÉTHIQUE,

Vrin, 2019

«Deviens meilleur !» est un impératif pour l'être humain. Nous avons besoin de nous perfectionner sans cesse, de nous dépasser parfois, pour atteindre les buts que nous nous fixons ou que d'autres nous fixent. Cette aspiration a d'ailleurs été conceptualisée comme un devoir moral par certains philosophes tels Kant ou Aristote. Pourtant, ce projet d'amélioration, remis au centre de l'actualité sous le nom de human enhancement par des auteurs anglo-saxons, est actuellement reçu avec fraîcheur, voire parfois avec une franche hostilité. 
Dépasser ses limites serait-il devenu moralement discutable ? C'est ce qu'on entend souvent, surtout lorsque, par-delà l'augmentation de l'être humain, on voit poindre un être posthumain ou transhumain. Un tel être suscite des émotions négatives allant parfois jusqu'à la panique, puisque son avènement signifierait craint-on la fin de l'humanisme. Mais est-ce vraiment le cas ? Quand on examine calmement ce courant, on se rend compte que si, effectivement, il justifie certaines inquiétudes morales, il reste toutefois en accord avec un projet immémorial, celui de rendre le monde que nous habitons plus humain.

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CORINNE CHAPONNIERE

Suisse et canadienne, Corinne Chaponnière est docteur en lettres et licenciée en sciences politiques de l'université de Genève. Elle a débuté comme chroniqueuse judiciaire pour la presse écrite avant de poursuivre une carrière de journaliste à la télévision. À côté de plusieurs centaines d'articles et de reportages, elle a publié Le mystère féminin, Vingt siècles de déni de sens (Olivier Orban, 1989), La Mixité (avec Martine Chaponnière, In Folio, 2005), Les quatre coups de la nuit de cristal (Albin Michel, 2015). Son dernier ouvrage, Seule une valse, les souffrances du jeune Amiel paraît en septembre 2021 aux éditions Slatkine. 

La biographie sur le fondateur de la Croix-Rouge, Henry Dunant, La croix d'un homme a été publiée chez Perrin en 2010 et rééditée chez Labor et Fides en 2018.

Ce pionnier de l'humanitaire, figure incontournable de Genève, fera l'objet de sa  conférence : «Henry Dunant, le souvenir comme arme de combat»

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HENRY DUNANT - LA CROIX D’UN HOMME, Labor et Fides, Novembre 2018

Connu dans le monde entier comme le pionnier de l’action humanitaire, Henry Dunant (1828 – 1910) a pourtant consacré à peine cinq ans à la Croix-Rouge, entre la formulation de son idée dans Un souvenir de Solférino et son exclusion du Comité international en 1867. Le reste de sa vie ressemble à un vrai roman balzacien : homme d’affaires ambitieux, coqueluche des cours européennes, le promoteur de la Convention de Genève fait une faillite retentissante qui le plonge du jour au lendemain dans la misère et le ressentiment.

Terré à Paris pendant la Commune, tenaillé par la faim en Angleterre, parcourant l’Europe au service d’une dame fortunée avant de se reclure en Suisse orientale, le fugitif de Genève s’acharnera, pendant trente ans, à regagner la paternité de son œuvre. Jusqu’à la conquête méthodiquement orchestrée du premier Prix Nobel de la paix, obtenu en 1901 comme une ultime revanche.

Dans une nouvelle édition révisée et enrichie d’une iconographie, la biographie de Corinne Chaponnière restitue avec verve la vie rocambolesque d’Henry Dunant.

SEULE UNE VALSE, les souffrances du jeune Amiel Slatkine, 2021

Né en 1821, Henri-Frédéric Amiel doit sa célébrité à la durée de son célibat autant qu’à la longueur de son journal intime. Resté dans la mémoire genevoise comme un irréductible vieux garçon, Amiel a pourtant connu les tourments amoureux de n’importe quel jeune homme en quête d’une âme sœur. Portant un regard à la fois contemporain et complice sur ses jeunes années, Corinne Chaponnière raconte d’une plume alerte les premières amours d’Amiel, lorsqu’il croyait encore avoir tout son temps. A travers les tribulations sentimentales du jeune Frédéric, c’est la Genève du XIXe siècle qui se dessine en pointillés. Une ville alors en pleine mutation mais qui affleure encore, en bien des aspects, dans la Genève d’aujourd’hui.

HERVÉ CHNEIWEISS

Hervé Chneiweiss est neurologue et neuroscientifique, directeur de recherche au CNRS, étudiant les mécanismes moléculairesimpliqués dans la plasticité gliale et le développement de tumeur cérébrale. D’abord formé en tant que neurologue(troubles de la marche et du mouvement, Parkinson), il a ensuite contribué à l’identification des causes génétiques de maladies du cerveau.

Son travail scientifique plus récent a été consacré aux mécanismes de la plasticité des cellules des tumeurs du cerveau les plus agressives, les glioblastomes, responsables de la progression tumorale et de la résistance aux traitements. Lesapproches techniques comprennent la protéomique, le métabolisme, l’épigénétique, les cultures cellulaires, les modèlesanimaux. Il a publié plus de 170 articles scientifiques originaux.

Il est actuellement directeur du centre de recherche Neuroscience Paris Seine - IBPS (CNRS UMR8246 / Inserm U1130 / Sorbonne Université) et responsable de l’équipe Plasticité Gliale & Neurooncologie. Lauréat du Prix Inserm-OPECST 2019, ancien membre du Comité d’éthique consultatif national (CCNE), il est actuellement président du Comité d’éthique del’Inserm et du comité international de bioéthique de l’UNESCO, expert pour l’OCDE sur les neurotechnologies et pour l’OMS sur l’édition du génome humain. Ancien rédacteur en chef de Médecine/Sciences (2006-16). Il a publié plusieurs livres pour le public général (dernier : « Notre Cerveau », L’Iconoclaste, 2019). 

Membre du Comité scientifique de la Fondation Brocher, partenaire du Festival du LÀC, il participera en visio-conférence au Cycle de conférences sur la Mémoire.

Il pourra ainsi échanger avec un autre membre éminent du Comité scientifique de la Fondation Brocher : Bernard Baertschi, maître d'enseignement et de recherche à l'Institut d'éthique biomédicale et au Département de philosophie de l'Université de Genève.  Le thème de la Mémoire dans la littérature sera abordé sous un angle scientifique.

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NOTRE CERVEAU, UN VOYAGE SCIENTIFIQUE ET ARTISTIQUE DES CELLULES AUX ÉMOTIONS. 

Le cerveau fascine mais demeure mystérieux. Comment fonctionne-t-il ? Comment, grâce à lui, peut-on s'adapter, réfléchir, rêver, sentir, se souvenir... ? Hervé Chneiweiss, l'un des meilleurs spécialistes de la question, nous invite à un voyage au coeur du cerveau. Cheminant du plus petit (les milliards de cellules qui le composent) au plus étonnant, l'auteur démonte cette mécanique fine. Il évoque les dernières découvertes scientifiques et revient aussi sur les étapes clés de l'histoire du cerveau et des mythes qu'elle a suscités (l'intelligence serait proportionnelle à la taille de l'organe, il existerait des zones pour la créativité ou la raison, etc.). Comme en écho, photos scientifiques, tableaux et poèmes éclairent le texte, car le parallèle avec l'art permet parfois de mieux saisir la science. Et de rendre d'autant plus merveilleux cet univers qui campe dans notre tête.

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NICOLAS DUCIMETIÈRE

Titulaire d’une maîtrise en histoire et d’un DEA en lettres modernes, Nicolas Ducimetière a occupé un poste de conservateur au Musée Barbier-Mueller de 2004 à 2013, présentant pour la première fois au public les fleurons de cette importante bibliothèque poétique lors des expositions Mignonne, allons voir… (Fondation Bodmer, puis Château de Chantilly), accompagnées d’un ouvrage du même nom (Hazan, 2007). Il est par ailleurs membre et secrétaire du conseil de la Fondation Barbier-Mueller pour l’étude de la poésie italienne de la Renaissance (Université de Genève) depuis 2006. Auteur ou éditeur scientifique de plusieurs ouvrages et articles sur les poètes de la Renaissance française (dont Poètes, princes & collectionneurs [Droz, 2011]), il a également assumé plusieurs commissariats scientifiques, notamment pour l’exposition Alexandrie la Divine (Fondation Bodmer, 2014). Reçu chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres en 2010, il est depuis 2012 vice-directeur de la Fondation Martin Bodmer qui abrite la prestigieuse Bibliotheca Bodmeriana, inscrite au registre «Mémoire du monde» de l'UNESCO. À ce titre, le Festival a l'honneur de l'accueillir au Cycle de conférences sur la  Mémoire.

GIOVANNI FRISONI 

Neurologue clinicien, professeur titulaire de neurosciences cliniques à l'université de Genève, en Suisse, et directeur de la clinique de la mémoire de l'hôpital universitaire de Genève. Ancien directeur scientifique du Centre national Alzheimer de Brescia, en Italie. Auteur de plus de 600 articles scientifiques répertoriés dans PubMed, éditeur d'images pour Neurobiology of Aging et membre fondateur du comité de rédaction de The Lancet Neurology. Il a dirigé des projets nationaux et internationaux financés par la Commission européenne, l'IMI, l'Association Alzheimer, les ministères de la santé italien et suisse et l'industrie. Au fil des ans, il a attiré environ 50 millions d'euros de fonds de recherche. Président du Consortium d'imagerie de la maladie d'Alzheimer à la Conférence internationale sur la maladie d'Alzheimer en 2010 et 2011. Membre honoraire de la Société autrichienne de neurologie et de la Société française de neurologie, il a reçu le prix de l'investigateur lauréat de l'Académie européenne de neurologie en 2016. Le Professeur Frisoni fera un état des lieux de la recherche sur l'Alzheimer. Cette présentation sera suivie d'un moment d'échange avec le public.

Arts plastiques et musique

Le festival développe des synergies avec d'autres acteurs du monde de l’Art : 

La  Galerie d’Art Rosa Turetsky  mettra en valeur le parc de la Ferme de Saint Maurice avec des sculptures monumentales et des installations d’artistes plasticiens renommés. 

L’artiste peintre Gaëlle Mot exposera ses oeuvres sur le thème «la mémoire du lac​».

Des lectures musicales ponctueront les journées du Festival.

Small Strokes
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